vendredi 29 novembre 2013

Sale pute

Au bureau la semaine dernière, je reçois une communication téléphonique d'une personne (femme) potentiellement concernée par l'activité principale de ma division. Alors que j'étais en train de tenter de la convaincre d'y participer, elle m'a lâché un "sale pute" qui m'a complètement saisi et a raccroché. Stupéfiant. L'effet de surprise passé ( quelque peu contrariant, faut bien l'avouer), je n'ai pu m'empêcher de sourire tant la situation était grotesque. En effet, pour ceux qui l'ignore encore, je suis un homme doté d'une voix relativement grave. Impossible pour elle de se tromper. Il y avait d'autres raisons pour lesquelles cette insulte s'était proposée dans son esprit fatigué en premier sans aucun énervement préalable.
A mon sens, il s'agissait pour elle de marquer un coup décisif  m'empêchant ainsi de poursuivre mon argumentation. Il fallait que l'insulte soit forte, implacable, déterminante.
Ce petit incident est tout à fait symbolique. Il peut participer à contrer une certaine argumentation irréaliste des opposants à la loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel. Ils considèrent que c'est un métier, qu'il est respectable et que les personnes qui l'exercent sont libres et heureuses de le pratiquer. Je caricature à peine.
Si tout cela est exact, je me demande bien pour quelles raisons, "sale pute" est l'insulte majeure qui
permet de signifier à la personne
qui la reçoit qu'elle n'est en aucun cas respectable, crédible et digne d'intérêt. Une esclave contemporaine en quelque sorte à laquelle on refuse toute dignité humaine.
Cette loi est essentielle.
Même la droite parlementaire la plus conservatrice s'est gardée de s'y opposer p

1 commentaire:

  1. Bravo pour votre réponse et honte à cette personne. On peut ne pas être d'accord et l'exprimer tout en restant poli. Mais peut être que la politesse ne fait pas parti de son éducation

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