lundi 10 novembre 2014

Souffler n'est pas Jouyet


Difficile d'imaginer que JP Jouyet puisse rester bien longtemps encore a l'Elysée.
L'homme est sympathique, affable, cultivé, compétent etc . Mais sur cette affaire, il est pour le moins naïf, mais je crains et je crois pouvoir le dire, très con.
Bien évidemment, un socialiste qui ne résiste pas à une offre de Sarko, c'est déjà troublant. Mais en plus qu'il reste ami avec Fillon tout en étant le meilleur ami de FH, ça devient complexe...
Alors, avec tout ça, compte tenu de la conjoncture et du contexte élyséen, je ne vois pas comment ce sexagénaire pourra garder longtemps son poste. 
On peut toujours tenter de faire semblant d'être solidaire, de le soutenir collectivement, avec une détermination sans faille, au bout du compte, c'est plié...
Bien entendu, la droite, et surtout Fillon,  a tous les torts.  Ils jouent une comédie sordide. Que les vraies conneries soient faites par la droite ou par les ténors de l'UMP, en compétition, pour les uns pour la Présidence du parti, pour les autres pour la primaire, il n'en reste pas moins qu'en politique, la naïveté et le mensonge avoué ne sont pas pardonnés.
Enfin, si un jour un certain Bruno Le Roux se propose de vous défendre, refusez, sans hésiter refusez. Ses propos ne tiennent pas debout, ses métaphores sont lamentables.
D'ailleurs, au lieu de jouer aux vedettes médiatiques, je proposerais bien un challenge aux frondeurs : virer le président du groupe PS et lui trouver un remplaçant un peu plus talentueux en communication (et en socialisme), ça ne devrait pas être une mission bien difficile....

Après les conseillers qui ont persuadé FH de réaliser l'émission de TF1, après les mobilités qui vont se concrétiser au Secrétariat General, les ouvertures de postes vont se multiplier au château....

6 commentaires:

  1. Avec Jouyet et doute ca va faire des vacances

    RépondreSupprimer
  2. Bof,si vous y réfléchissez bien, c'est beaucoup des histoires de cour de récré autour d'un problème simple.

    Un candidat, Nicolas Sarkozy, demande et obtient la prise en charge par son parti, l'UMP, des remboursements et pénalités afférentes à l'invalidation de ses comptes de campagne.

    Cette demande n'est pas illégitime: un parti politique étant aussi une machine électorale, il n'est pas anormal qu'il puisse prendre en charge ce genre de choses.

    Cette prise en charge lui est clandestinement octroyée par son parti, alors en crise politique et financière, et sans aucun débat internes.

    C'est fait en douce, puis noyé dans la paperasse, ce que des experts comptables ne découvriront que plus tard.

    Le trésor public accepte cette délégation de paiement, vu le code électoral qui ne fait que désigner un débiteur des pénalités (le candidat) sans interdire pour autant leur prise en charge par un tiers (le parti, soit l'UMP).

    Au cours de la crise interne, le triumvirat découvre ce paiement, à la suite du travail des experts comptable qui, plus tard, feront eux-mêmes un signalement au parquet, dans le cadre de leur mission d'examen des comptes du parti.

    Fillon, membre du triumvirat, complètement dans son rôle, s'en émeut: comment, sans aucun débat, un parti politique peut-il prendre en charge des dépenses personnelles à un candidat, suite à l'invalidation de ses comptes de campagnes?

    C'est d'autant plus légitime qu'on est alors en plein dans l'affaire Bygmalion, qui révèle des malversations en mettant en cause François Copé, démissionné depuis.

    Il en touche trois mots à Jouyet, secrétaire de l'Elysée.

    C'est là que le truc commence à partir en sucette, car Jouyet est un bavard qui se fait piéger par les journalistes du Monde.

    Mais à la base le problème est simple: un parti doit-il payer sans débat interne pour son candidat, suite à l'invalidation de ses comptes de campagne?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout cela est bien relaté mais quelles seraient vos conclusions ?
      Pour Fillon, il a jouyet, il a perdu
      Pour Jouyet, c'est probablement une question d'heures,
      Pour Sarko, c'était trop tôt et c'est déjà trop tard
      Pour Juppé, ça sera un peu tard...le grand gagnant est Bayrou ?

      Supprimer
  3. Bayrou??? Il ne joue pas dans la course à l'UMP.

    Si on fait le compte, il reste qui?

    Copé est viré et fait du brie à Meaux en attendant sa revanche, et aussi le facteur qui peut à tout instant lui remettre une convocation devant un juge d'instruction.

    Fillon s'est fait avoir comme un con, alors qu'il n'a strictement rien à se reprocher: il a découvert que son parti est devenu une république bananière et a voulu virer celui qui en est à ses yeux le responsable, et c'est sur lui que ça retombe. Ironie de la politique. Pour l'instant il est cramé: le services des grands brûlés indique qu'il respire encore, sauf si on le débranche.

    Reste donc les trois candidats en lice pour la direction de l'UMP: sa majesté l’inoxydable Sarko Ier, fidèle à elle-même, Mariton, serviteur des bonnes œuvres de la famille chrétienne et faux nez de la manif pour tous à l'UMP, et Le Maire, incarnation timide d'une droite moderne qui ne se contente plus des strapontins.

    Ca, c'est pour la direction du parti. Sarko est donné vainqueur. Mais le match est serré, donc Sarko fait de la lèche vers la droite réac, histoire de racler les fonds de tiroir, comme d'hab.

    Côté présidentielles 2017, il faut rajouter à la mixture un outsider, Juppé, et une question: primaires ou pas primaires?

    Si primaires il y a, les prévisions varient selon les modalités:

    - Primaires restreintes: Sarko est donné favori.
    - Primaires élargies: Juppé est donné favori.

    Etant précisé qu'à ce jour, Juppé est donné favori pour les élections présidentielles par rapport à Sarko.

    Le jeu est donc assez ouvert.

    A part ça, Hollande a offert à Jouyet un rouleau de sparadrap en espérant qu'il se le collera lui-même sur la bouche, et comme sa fonction exige qu'il communique on lui fera prendre des leçons en langage des signes. Ca limitera les possibilités d'enregistrement au dictaphone.




    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bayrou est très ami avec Juppé qui pourrait finalement le soutenir s'il est écarté plus ou moins loyalement par Sarko.
      De toutes façons, cela m'est égal car FH fera un second mandat....je sais chez les bookmakers ça peut rapporter gros mais c'est le sens politique.
      Très amusant votre com....

      Supprimer

L'emploi pour les nuls

Non, Monsieur Macron, les emplois aidés ne dénaturent pas la politique de l'emploi. Elle est constituée de nombreux axes de développeme...