samedi 4 avril 2020

Le journal d'un confiné (acte 8 : La bienveillance et le mensonge)

Jour 18
Penser la France d'après....
Beau sujet. C'est essentiel, penser la France, pas seulement la France mais la vie après le covid. C'est pénible, je n'arrive pas à me projeter. 
Comme chantait Bernard Lavilliers, Juste après la guerre, Tout est à refaire...ou pas. D'ailleurs peu de texte dans sa chanson. On doit tout refaire, mais on ne sait pas quoi et comment. En même temps, nous n'aurons pas fait tout ça pour rien. Ou plutôt, nous n'avons pas rien fait pour ça ? C'est à dire, relancer les industries polluantes, faire trois fois le tour de la terre pour aller se dorer sur une plage, subventionner à nouveau l'agriculture productiviste, enrichir toujours les mêmes, tellement bien qu'ils vont mourir  étouffés par leur pognon, exploiter toujours les mêmes enfin tous les  autres, beaucoup d'autres, laisser toutes les industries essentielles au bout du monde, faire toujours un plus d'économies sur la santé ...etc...etc...Si on veut y penser, il y a de quoi.  D'abord, donner  plus de place aux humanités ou pour être plus simple à la bienveillance. La gentillesse, c'est bien mais c'est démodé. Regarder toute chose avec bienveillance. Ce ne serait pas plus doux ? Ne faut il pas promouvoir un changement profond du rapport aux autres ? 
On en reparlera.

En parlant de bienveillance, quelques nouvelles de Bolsonaro : il a déclaré hier ou avant hier qu'un jeûne d'une journée et prier devraient suffire pour passer cette épreuve. Pauvres brésiliens.

Jour 19
Où l'on comprend enfin qu'une fois de plus on nous a raconté n'importe quoi.
C'est presque un mensonge d'Etat cette affaire. Pendant des semaines on nous a vendu l'idée que le masque pour chacun de nous était complètement inutile. Les gestes barrières suffisent et de toutes façons on ne saurait pas les mettre, ces masques. En réalité, des masques, nous en disposons encore beaucoup moins que du gel hydroalcoolique. C'est peu dire. Concernant ce dernier, à l'exception d'une fiole grande comme mon pouce (et j'ai un petit pouce) que j'ai payée une fortune, je n'en ai trouvé nulle part depuis un mois. Pas très grave, je ne sors pas ou presque. Par contre, j'aimerais bien sortir un jour quand même, et pas à la saint glinglin ou même au 14 juillet. Si j'ai bien compris, cette sortie pourrait être conditionnée à deux choses : les masques et les tests. A ce rythme, au déconfinement, même mon fils ne me reconnaîtra pas.
Ce gouvernement nous ment, pas par plaisir, mais par bêtise. Il pratique un type de management adulte-enfant  alors que nous attendons, pour la plupart d'entre nous, un mode de gestion adulte-adulte. Il aurait pu nous expliquer, on s'est fait avoir comme des bleus, on voulait tellement faire d'économies qu'on a pensé que les masques étaient inutiles....un truc comme ça mais en mieux. Bref, il nous prend pour des cons, beaucoup plus que ses prédécesseurs dont certains avaient déjà pourtant bien abusé. Il paraît que le jeune homme qui occupe les plus hautes fonctions est un centriste. C'est sûrement la raison pour laquelle, il nous prend pour des trous-du-cul.
Aujourd'hui, le trou-du-cul confiné n'a pas fait grand chose mais au soleil...
C'était encore un jour premier.

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