jeudi 9 avril 2020

Le journal d'un confiné (acte 10 : Pas d'après sans masque)

Jour 22
Aujourd'hui pas de politique. Je ne vais pas encore réfléchir à l'après, je n'ai aucune idée originale. Il faudra toujours plus d'écologie et de solidarité. J'y reviendrais mais après ce n'est pas maintenant. Maintenant c'est le confinement et ma journée type de confiné inactif (je n'aime pas retraité) se déroule tranquillement. On a le temps de lire, faire le tour des réseaux sociaux, un peu de sport, gérer son frigo, profiter de son extérieur plus communément appelé jardin ( tondeuse cet aprem), marche autour du pâté de maisons (courir sur 500 mètres c'est chiant), relecture des dossiers de ma fille étudiante ...etc..
Faut du talent pour remplir un journal de confiné avec ça. 
Heureusement, discussion sur whatsapp sur la date des élections municipales qui devraient se dérouler en même temps que les départementales et les régionales en mars 2021. Cette éventualité se confirme chaque jour un peu plus (de source sûre). Cela ne va pas manquer de piquant si les alliances sont variables en fonction des élections. On peut espérer justement un peu plus de cohérence...
22 et toujours de la politique.

Jour 23
Une idée m'est venue et comme je doute un peu de tout en ce moment (j'ai le droit, on est un peu dans la merde quand même ! ), je me demande si la prophylaxie fait partie de l'ensemble des connaissances nécessaires pour exercer des fonctions au  sein du gouvernement ? Pas à n'importe quel poste mais à celui de Ministre de la Santé par exemple. Certes, il est médecin, il n'est pas tout seul, mais il a pu oublier certaines bases. Comme il y a un mois le masque était inutile et inapproprié, comme il y a moins d'un mois il était possible sans grand danger d'organiser des meetings à plus d'une centaine de personnes, j'ai quelques doutes, sûrement à tort, (mais quand la confiance est partie..) sur leur certitude concernant l'inutilité du nettoyage et surtout de la désinfection des rues des centres ville. La Corée du Sud, par exemple, qui n'a pas trop de leçons à  recevoir de notre beau  pays sur la façon de gérer cette cata, s'y attache depuis le début. Et il faut admettre qu'ils ont quelques résultats. Quand on observe qu'au Laos, une poignée de millions d'habitants, au 110ième rang en terme de PIB, tout le monde dispose de masques et gel hydroalcoolique à profusion, on doute...
Bon, on va bien s'en sortir, un jour...peut-être.
Pour changer de sujet car la vie continue, je viens de lire un excellent article écrit par Rachid Zerrouki parue dans Libé au mois de décembre 2019 (grâce aux amis fb), "Faut il parler des déterminismes sociaux aux jeunes qui les subissent ?" La réponse est dans la question, non, mais pas franchement non. Difficile à résumer. Il est clair qu'il ne faut pas leur en parler clairement, sinon ils vont crier à l'injustice, mais il ne faut pas non plus leur faire croire que notre société est uniquement fondée sur la méritocratie. Cela ne pourrait que les culpabiliser un peu plus. Par conséquent, à mon humble avis, il faut jongler entre tout ça et leur donner un maximum de chances en développant la discrimination positive au mieux.
Ainsi, il y a une certaine analogie avec le mélodrame que nous vivons, car finalement, le gouvernement ne veut pas vraiment nous dire que les masques et les tests sont indispensables, que le confinement sans ça va durer six mois, il nous laisse découvrir notre misère comme des grands.
23.

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