jeudi 15 mai 2014

L'éloge de la décroissance


Selon l'Insee la croissance est absente pour ce premier trimestre 2014. Le PIB ne progresse pas et ne recule pas non plus. Ce n'est pas une bonne nouvelle que je comptais relativiser par quelques modestes réflexions politico-philosophiques.
J'avais un titre, je pensais broder quelque peu autour de ce thème. Même si la question se pose rarement au plus haut niveau, elle reste présente. Cette décroissance souvent mise en avant par les écolos est indiscutablement le risque majeur d'une économie de marché. C'est aussi la remise en cause des sociétés productivistes, d'un capitalisme non maitrisé, d'une agriculture intensive....a l'opposé, des nouveaux concepts sont apparus, le développement durable, les énergies renouvelables, l'agriculture biologique, l'économie sociale et solidaire...
Mais au bout du bout, le risque est le même l'épuisement des ressources naturelles, l'épuisement de la Terre. Dans un cas, on y va vite, dans un autre on recule l'échéance en gagnant n millions d'années. La seule solution pour assurer la pérennité de l'espèce ou du moins de son environnement pour les quelques milliards d'années d'espérance de vie de la planète, est la décroissance ( et encore sans faire trop d'enfants)
Le titre, le graphique et mes propos introductifs n'ont que peu de rapports, mais ça va venir.
L'objet principal de ces quelques lignes serait plutôt de souligner d'autres points communiqués par l'Insee mais beaucoup moins repris que le buzz du zéro de croissance.
Le premier point est le déficit de 2013. Au mois de mars, tous les médias avaient repris une info encore à confirmer :"l'aggravation du déficit public"
Il était à 4,9 % en 2012, il passait à 4,3 en 2013, alors que l'objectif était 4,1. C'était donc interprété comme un échec voire une aggravation...
En fait, les données définitives (qui peuvent être encore corrigées) indiquent un déficit à 4,2%.
Dans le même ordre d'idée, cette note indique que le montant de la dette publique est révisée à la baisse. Rien d'exceptionnel mais c'est mieux dans ce sens.
Pour clore ce modeste éclairage, je rappelle que l'Insee confirme que les administrations réduisent leurs dépenses. Une exception, les finances publiques locales se dégradent. La réforme territoriale apparaît cohérente voire évidente.
Enfin je souligne juste que le graphique proposé met en valeur une nouvelle fois les années Jospin. On a bien perdu dix ans avec la droite...2002...la cata.

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