mardi 20 janvier 2015

J'ai voulu l'unité nationale

Depuis le 7 janvier, j'ai beaucoup de mal à reprendre durablement mes billets de tous les deux jours (il y a un mot ?). Il ne m'apparaissait pas pertinent de blablater politique dans une situation complexe suite à des actes barbares.
 J'aurais souhaité prolonger le plus longtemps possible mon adhésion à cette unité nationale dont s'exclut qu'une infime minorité de la population.
J'ai entendu Onfray, je suis d'accord, ce n'est pas le moment de dire que ce sont les musulmans les premières victimes...
J'ai lu Debray, "qu'est ce qu'une nation ? C'est une fiction qu'on accepte parce qu'elle nous augmente." Ou " Les musulmans doivent être fiers d'être français. C'est la fierté qu'il faut récupérer ". Parfait, je suis d'accord.
J'ai écouté Jamel Debbouze, déclaration particulièrement touchante. Au sujet des ados qui ont refusé de respecter la minute de silence : " ce sont des imbéciles, ou des jeunes qui ne sont pas assez aimés" . Oui d'accord, mais pourquoi ce bémol, " Charlie ne me fait pas rire, ce n'est pas mon humour...." Ou quelque chose comme ça ?
Oui, j'aurais souhaité que cette unité nationale perdure, au moins dans les apparences, au moins dans mon esprit.
Et puis, j'ai entendu ce matin Cécile Duflot. 
Lire les réacs, ce n'est pas toujours évident, parfois contrariant, souvent amusant, quelquefois enrichissant ; lire les jeunes ou moins jeunes musulmans dans les réseaux sociaux, parfois sans éducation, souvent trompés, sectaires, incultes, révoltes contre une société qui n'a pas toujours su les aimer, apportant quelquefois leur soutien à l'insoutenable, c'est énervant ;
Mais écouter Cecile Duflot, c'est intolérable, insupportable. Adieu l'unité nationale. 

Cela dit, pour terminer de manière positive je ne peux que saluer l'inflexion spectaculaire de la courbe de popularité de FH. 
Les français ont enfin découvert l'homme....
Suite dans un prochain billet.


2 commentaires:

  1. Les Français ont enfin découvert l'homme... qui n'a plus de secret pour les Françaises, à ce qu'on dit.

    La gent masculine apprécie parfois d'être servie en dernier.

    (nan je blague)

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