lundi 8 décembre 2014

Deux cents, et puis ?

Comme neuf blogueurs sur dix, je n'échappe pas à cette tradition idiote d'écrire trois lignes pour le seul motif que j'ai réussi l'exploit d'écrire deux cents billets.
Il est vrai que mon 199ieme est le plus court de tous mais il faisait suite à une panne complète d'inspiration ou plutôt d'envie. Car des idées j'en ai plein.
J'aimerais rédiger un billet un peu construit qui donnerait envie sur le dernier Thiéfaine. Un de mes meilleurs commentateurs (pour ne pas dire le meilleur mais je ne veux pas faire de jaloux) m'a déjà offert l'angle et même le titre : Le glossaire de l'inespoir . Je rappelle que l'inespoir est l'absence d'espoir, certes, mais aussi de désespoir...rien que ça, ça interpelle. Sachant qu'en plus, à mes yeux ou plutôt à mes oreilles, il me semble être proche du plus abouti....mais il faut que je l'écoute  encore....un simple problème de logistique acoustique.
J'aimerais aussi écrire quelques lignes sur ce lieu particulièrement émouvant, mais les mots me manquent, qu'est le Moulin de la Résistance en Dordogne. 70 ans après, on entend presque encore le bruit des bottes....
Après ça, difficile d'enchaîner, pourtant, un bon billet pour réconforter un tout petit peu les gens de gauche avec la majorité, serait bien nécessaire. Je devrais dire avec le gouvernement et FH par la même occasion, je n'évoque pas là les frondeurs dont la plupart n'a qu'une ambition preparer au mieux le prochain congrès  et éventuellement sauver son mandat local par la même occasion. Ce billet aurait comme sujet central, le compte pénibilité. C'est une excellente mesure de justice sociale. Permettre aux salariés dont les conditions de travail réduisent statistiquement leur espérance de vie, de partir un peu plus tôt en retraite est de gauche. Les patrons concernés sont d'ailleurs ravis (c'est ironique, parfois je me sens obligé de préciser ) : trop complexe, beaucoup d'imprimés à remplir. Par contre, épuiser la santé de femmes et d'hommes simplement pour l'entreprise et le profit, ce n'est pas compliqué, ça ne les contrarie pas un seul instant.

Je ne sais pas combien de temps ce blog va continuer à m'amuser mais ouvrir modestement des débats, aborder des sujets lourds comme l'antisémitisme et lire les échanges, certes quelque peu volontairement comiques, mais aussi d'un bon niveau et animés souvent de la volonté de convaincre, tout ça me motive encore un peu pour continuer une centaine de billets de plus...on ne sait jamais, fêter le millième billet le jour de la réélection de FH ? Chiche.

4 commentaires:

  1. Le compte pénibilité dans une économie tertiarisée, je veux bien, mais faut bien avoir en tête qu'on va plus discuter conditions de travail dans la fond de la mine, ou cadences infernales sur la chaîne, vu qu'on a plus d'industrie, mais des trucs comme: mon siège de bureau, je le veux avec accoudoirs ou sans?

    Ou ça va porter sur le réglage de la clim, ou l'organisation de l'open space, ou la marque de la machine à café dans le coin relaxation.

    Ou sur d'autres points surprenants: un travailleur actuel passe son temps assis, ce qui n'est pas bon pour la santé. Lutter contre la pénibilité du travail assis, c'est remettre debout le travailleur assis (travailleurs, debout!)

    Ou encore sur l'externalisation: because pénibilité, les concierges n'assument plus les tâches de nettoyage et d'entretien. Les copros font donc appel à des sociétés de service pour changer une ampoule dans un hall d'immeuble.

    Ces sociétés font appel au travail immigré. La pénibilité du travail de ces travailleurs-là, osef (on s'en fout). Faut bien qu'il y en ait qui bossent.

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    1. Vous vous trompez tschok mais ce n'est pas grave. Des emplois industriels il y en a encore. la haute technologie, l'industrie aéronautique ou aérospatial necessitent l'optimisation des machines, donc des horaires décalés, de nuit ...
      Le bâtiment, quel que soit le niveau de responsabilité est particulièrement concerné aussi. Tout ça fait quelques centaines de milliers de salariés, pour ne pas dire plus....non cette mesure est particulièrement indipensable.

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    2. Excellent billet, un peu mélancolique, mais il est vrai que les sujets abordés (le PS, la pénibilité au travail, ou la résistance en Dordogne) ne sont pas franchement désopilants. le sens que je donne au mot n'est pas tout à fait celui que l'on utilise en psychanalyse. Ce n'est pas pour moi une pathologie mais un état de lucidité proche de ce fameux inespoir de Thiéfaine.

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    3. Oui, on en reparlera, merci.

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