mardi 7 avril 2015

Suicide politique ou suicide tout court

Pas facile de rebondir après la grande fête des départementales ( fête qui a lieu presque exclusivement dans le sud ouest), pas facile de s'extasier sur telle ou telle commémoration, pas facile de mettre en avant un projet de loi, pas facile de commenter l'actualité peu propice aux commentaires, pas facile d'écrire n'importe quoi comme dans le blog de n'importe qui...
Qu'importe,  j'aurais pu évoquer la super proposition de Boubakeur qui ne sait vraiment pas quoi dire pour se rendre intéressant. Doubler le nombre de mosquées. Voilà une idée qui va plaire au plus grand nombre. On sent bien qu'elle va fédérer le peuple francais. Sur le coup, la chance nous a souri ; il aurait pu déclamer son idiotie avant les élections. Les 30 % des autres auraient alors pu être atteints voire dépassés...plutôt que doubler les mosquées, il serait préférable de rendre présentables celles qui existent deja...et attendre que la ferveur religieuse des musulmans s'éteignent peu à peu, comme ailleurs. Le congrès du Bourget etait une trop belle occasion pour montrer qu'il existe encore...pas de chance pour Boubakeur, chacune de ses sorties tombe à plat.
J'aurais pu évoquer des questions internationales : l'accord prochain avec l'Iran ( très bien pour ce peuple, on verra pour la région ), le nouveau renoncement des grecs qui affirment une nouvelle fois leur volonté de rester dans la zone euro et assument leur responsabilité financière ( c'est heureux même si cela ne fait pas plaisir à Mélenchon),  les horreurs en Afrique....
Par contre, comment pourrais je évoquer le suicide d'un homme ? Je ne connais rien à cette histoire ; aucune idée des faits qui lui seraient reprochés. C'est d'ailleurs un comble. S'en est presque grotesque.
Se suicider car son honneur est bafouée alors que tout le monde ou presque ignore de quoi il s'agit ...
Peu importe, tout cela est bien triste.
Ce qui l'est moins, c'est le suicide politique du créateur du FN. Il vient dans un interview haut en couleur rappeler les fondements de sa pensée en même temps que ceux du FN. Il faut bien avouer que c'est très réjouissant d'entendre ce qu'on peut encore appeler un homme politique déballer toutes ses idées sans le plus mince début de langue de bois. Sans aucune retenue, il dit tout. Il est sa propre caricature. Et à son âge, il a bien raison de répéter qui il est vraiment, c'est à dire un fasciste raciste sans l'ombre d'un remord. A sa décharge, il faut bien reconnaître qu'il ne s'est guère caché tout au long de sa vie. Je ne vais pas détailler et je vous laisse le soin de vous faire une opinion ( et encore il n'a pas tout dit...) . En gros, il aime Pétain, Poutine et les blancs....et les français mais quand ils le sont depuis des centaines d'années.
Bien dommage qu'il ne se soit pas mis en scène deux ou trois semaines plus tôt.

4 commentaires:

  1. Votre blog donne l'impression d'une petit bateau à voile à la dérive.

    Vous vous approchez des côtes, sous bon vent, vous n'avez pas affalé, vous n'avez ni cap ni position, vous n'avez pas jeté l'ancre, vous n'avez pas coupé le moteur ni fait votre déclaration en douane et, par radio, vous n'avez pas pris contact avec la capitainerie pour signaler un état de détresse.

    C'est un peu le bordel, là.

    Et vous ne pouvez arguer d'un acte de mutinerie, puisque vous êtes seul à bord.

    Voulez-vous m'expliquer se qui se passe sur votre navire, car je perds le fil.

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    1. Comme ce n'est pas votre habitude de faire un commentaire peu aimable à mon endroit, je suppute qu'un aspect ou deux vous déplaît fortement dans mon billet genre revue de presse qui me permet de parler d'un suicide qui m'attriste et un autre non définitif mais qui me ravit . Car le vieux a le courage de dire tout haut ce que pense tout le FN pense tout bas...
      Alors dites moi ?

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  2. Oui, effectivement, je n'ai pas cette habitude-là et rien ne me déplairait plus que de l'avoir.

    Ce qui m'a déplu, c'est le côté revue de presse, télégraphique, mais sans fil directeur, sans cadrer votre sujet, tout en le refusant.

    Vous dites qu'il n'est pas facile de commenter, puis vous alignez une longue suite de commentaires lapidaires, par petites touches impressionnistes, mais sans qu'une vue d'ensemble se dégage et sans rentrer dans votre sujet. Comme une revue de presse d'aujourd'hui, en somme. Un ensemble sans queue ni tête, qui effleure mais qui ne pénètre pas.

    Cela me fait penser à un phénomène que, je crois, certains photographes connaissent bien: quand on prend des photos - beaucoup - il y a un moment où on refuse de photographier ce qu'on voulait photographier.

    Ou certains tireurs: on ne tire pas sur la cible. On la refuse.

    Ces moments-là, où quelque chose en nous joue son va-tout, où on se délaisse, peuvent donner quelque chose, ou rien.

    Et j'ai eu l'impression d'un rien en vous lisant. Mais maintenant que vous insistez sur la place qu'a prise le suicide d'un homme dans votre état d'esprit au moment où vous écriviez ces lignes, je vous dirais qu'il est possible que je me trompe.

    Cette critique, intimiste, était malvenue ou disons, impolie. je m'accorde des privautés avec mes blogueurs favoris, mais rien dans ce que je dis ne dois vous entraver.

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