lundi 20 avril 2015

Mais on vous aime bien mes petits cocos !

Les communistes sont particulièrement susceptibles. A croire que les années 70 sont symboliques.
Il est vrai qu'à cette période ils faisaient des scores très intéressants lors des différentes élections. Il n'est pas rare que le PC dépassait le PS qui, sans Mitterrand, aurait pu sombrer au cours de cette décennie. Les communistes étaient à l'apogée de leur pouvoir d'influence et pour eux ce fut le début de la fin.
Ils avaient fort à faire. Coincé entre une extrême gauche (les gauchistes, hein, les vrais) puissante et un PS renaissant. Le PSU n'avait d'ailleurs pas résisté à cette concurrence multiple. Il s'est éteint bien avant le PC en nous léguant quand même Michel Rocard puis Huguette Bouchardeau qui fit un score mémorable lors de sa candidature à l'élection présidentielle de 1981 (guère plus de 1 %). Son programme était  merveilleux. Le PC de l'époque semblait bien timide et déjà ringardisé. Les propos et la vision de la société de cette future Ministre m'avaient séduit ; j'avais donc voté pour elle. C'était une époque bénie où l'on pouvait se permettre quelques fantaisies au premier tour même pour une élection capitale. Le Pen existait à peine. Il avait auparavant accompagné les populistes de la fin des années cinquante. Tout le monde savait qu'il était fasciste, et à l'époque, on était certain qu'il ne passerait pas (le fascisme)
Et puis, curieusement, plus le PC baissait, plus le FN montait et cela presque mathématiquement jusqu'à encore il y a une dizaine d'années.
Les Le Pen ont compris qu'il convenait de draguer à gauche avec des slogans bien populaires sans perdre leur fonds de commerce pour enfin gagner et jouer à qui perd perd. Bien entendu, ils détestent toujours les étrangers et méprisent les pauvres mais ont un programme complètement archaïque très proche en effet des communistes de l'époque. En réalité, cela est plutot bon signe quand on regarde ce que ces derniers sont devenus par la suite.
Alors, j'ai toujours beaucoup d'admiration pour les communistes d'aujourd'hui, qui auraient du changer cent fois de nom, mais qui ont des convictions d'une force impressionnante. Ils sont particulièrement touchants et méritent le respect de par leur désintéressement et leur abnégation.
Néanmoins, il convient de leur rappeler quelques petits "détails". Je me contenterai de deux : au cours de cette fameuse décennie, ils soutenaient la plupart du temps la politique du grand frère russe ou de l'aîné des Castro sans beaucoup sourciller ; ensuite, il faut se souvenir comment ils ont traité Mitterrand au cours de la décennie suivante.....par ailleurs, leurs positions sur Israël étaient guère mieux...
Bref, on aime bien nos amis communistes mais qu'ils ne renoncent à un peu d'humour, à un peu d'autodérision ...Ceux d'hier ne sont plus ceux d'aujourd'hui.
Et puis, en s'alliant avec Mélenchon, ils ont renoncé à tellement de choses ....jusqu'à accepter qu'il soutienne Poutine...

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