lundi 4 mai 2015

L'intellectuel se perd

On pouvait entendre que les intellectuels étaient trop souvent absents des grands débats. Ils n'étaient pas là pour nous éclairer, nous aider à reflechir aux différents problèmes qui secouent notre société.
On pouvait considérer en effet qu'ils n'étaient pas très présents même dans des débats récents pourtant institutionnalisés par le pouvoir en place. 
On se souvient de la question de l'identité lancée par Sarko et repris par pas grand monde qui mérite le qualificatif d'intellectuel. La conséquence fut l'échec total de la démarche. Ce qui m'a bien convenu, il faut l'avouer.
D'autres questions majeurs ont du  se poser mais s'il y en a une qui pollue vraiment tout en ce moment, c'est bien la question religieuse.
Que l'on soit de droite ou de gauche, on est bien dans la merde avec l'islamisation d'un coté, le terrorisme aveugle et la folie meurtrière d'assassins qui se disent musulmans de l'autre.
Les politiques au pouvoir font ce qu'ils peuvent et ils le font bien, même si on peut chercher ici ou là des poils sur les œufs à propos d'une loi qui serait liberticide. Il est vrai que la liberté est un droit mais pour en jouir il vaut mieux être vivant. Je crois qu'il y a des moments où la fin justifie les moyens. 
Je concède que ma position est affirmée parce que je suis convaincu qu'un parti fasciste du type FN n'a aucune chance d'arriver au pouvoir....et d'en user à mauvais escient.
Donc pour cette question religieuse, nous avons bien besoin d'éclairage d'intellectuels.
Et bien on est servi.
D'un côté, nous avons Emmanuel Todd qui, d'après ce que j'ai entendu et lu (pas encore son livre...) a eu honte d'être francais le 11 janvier. Les hordes de petits bourgeois se mobilisant contre l'ignominie, la cruauté des terroristes, l'antisémitisme et pour la liberté d'expression, lui ont paru insupportables. Selon lui, les pauvres, musulmans ou pas, se sont sentis exclus de ce mouvement d'entre soi. 
Bon. On peut s'interroger sur deux trois trucs en effet. La réponse des politiques plaçant l'éducation au centre du problème soulevé m'a semblé adéquat.
De l'autre, nous avons Caroline Fourest. Accusée parfois à tort d'islamophobe, il faut admettre que son courage est admirable. De plus, je suis très souvent d'accord avec ses thèses et ses combats. Bref, tout irait pour le mieux si elle prenait la précaution d'éviter de participer à des émissions TV et ainsi risquer de perdre son calme et un peu de sa crédibilité.
Donc on est pas vraiment aidé. Il va falloir se fader Finkie, Onfray ou Debray....
Ils ont bien tous des bons côtés mais ça ne sera pas simple...

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